Le temps est le contenant et ce qui permet qu’existe cet objet en trois dimensions qu’est l’espace dans lequel il donne à la matière la possibilité d’être et de se mouvoir, car il n’est pas possible de passer d’un état, d’un lieu, d’une forme, ou d’une situation A, à un état, un lieu, une forme, ou une situation B, sans qu’il soit possible de passer d’un temps 1 à un temps 2. Là où le temps n’existerait pas, il n’y aurait pas d’espace, et donc pas de monde.
dimanche 14 décembre 2014
dimanche 7 décembre 2014
lundi 1 décembre 2014
Réflexions et pensées : L’égalité (2)
Dire que les êtres humains sont tous égaux n’est ni généreux ni bienveillant. C’est uniquement ne pas vouloir froisser les prétentions et les vanités, et plus exactement les faire gonfler en les flattant, afin de les mieux manipuler pour en tirer profit, en commençant par se faire bien voir d’elles. Lorsqu’on a compris ça, on a compris dans les grandes lignes comment le monde moderne asservissait en prétendant libérer.
vendredi 28 novembre 2014
Réflexions et pensées : La littérature
La littérature, ça devrait être : pouvoir dire à un nombre potentiellement important ou très important de gens des choses que l’on ne peut dire dans la vie qu’à un nombre limité de personnes.
lundi 24 novembre 2014
Réflexions et pensées : Une certaine défense du bien
Ceux répétant dès qu’ils le peuvent combien il est important pour eux de défendre le bien, ce n’est pas le bien qu’ils aiment, si ce n’est celui qu’ils pensent d’eux et celui qu’ils se souhaitent en faisant croire qu’ils le souhaitent aux autres ; non ! leur apparente bonté n’a presque toujours qu’un seul but : cacher et se cacher ce qu’il y a de bas ou de mauvais en eux.
Réflexions et pensées : Le sens des choses
Beaucoup de gens ont besoin, pour ne pas se sentir chuter dans le vide, de chercher à découvrir le sens des choses, mais comme ils ne le trouvent pas, ils l’inventent, même s’il doit prendre les formes les plus absurdes qui soient. Au moins, ils ont remplacé le vide dans lequel ils se trouvaient par quelque chose leur servant de socle sur lequel ils peuvent se reposer.
Réflexions et pensées : Le cerveau primaire
Les personnes les plus dirigées par leur cerveau primaire, et les plus inconscientes de cela, parlent comme si elles étaient commandées par leur cerveau moral, et donc culturel (au sens large), tandis que les personnes les plus lucides savent que leur cerveau primaire dirige presque tout en sous-main.
Plus un individu est primaire, et plus il a tendance à parler depuis son cerveau moral et culturel. À l’opposé, plus un individu est lucide et a de l’esprit, et donc plus il a en lui l’inverse du cerveau primaire, et plus il connaît le cerveau primaire, plus il sait – sans nier la grande importance du cerveau culturel et moral – l’influence considérable que celui-ci a sur lui et sur les autres.
En général, plus quelqu’un est lucide, et plus il sait que c’est avant tout son animalité qui commande, et donc moins l’hypocrisie* a de prise sur lui, car sa connaissance de lui-même l’empêche de se leurrer. Moins il est lucide, et plus il se croit éloigné de l’animalité, plus il se croit même séparé d’elle, et donc plus l’hypocrisie à de prise sur lui, avec toutes les conséquences négatives et même néfastes que cela ne manque pas d’avoir.
Plus un individu est primaire, et plus il a tendance à parler depuis son cerveau moral et culturel. À l’opposé, plus un individu est lucide et a de l’esprit, et donc plus il a en lui l’inverse du cerveau primaire, et plus il connaît le cerveau primaire, plus il sait – sans nier la grande importance du cerveau culturel et moral – l’influence considérable que celui-ci a sur lui et sur les autres.
En général, plus quelqu’un est lucide, et plus il sait que c’est avant tout son animalité qui commande, et donc moins l’hypocrisie* a de prise sur lui, car sa connaissance de lui-même l’empêche de se leurrer. Moins il est lucide, et plus il se croit éloigné de l’animalité, plus il se croit même séparé d’elle, et donc plus l’hypocrisie à de prise sur lui, avec toutes les conséquences négatives et même néfastes que cela ne manque pas d’avoir.
* Hypocrisie (sens premier) : Vice qui consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu’on n’a pas. (source : dictionnaire Littré)
dimanche 23 novembre 2014
Réflexions et pensées : Considérer que tout est perdu
J’aime que l’on considère que tout est perdu, sans pour autant se laisser aller au défaitisme.
mercredi 19 novembre 2014
Réflexions et pensées : L’astrologie et la voyance
Ce qui est agaçant chez les astrologues et les voyants, c’est qu’ils prétendent voir l’avenir, voir au-delà du visible, alors qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont devant eux, autour d’eux, et encore moins – malgré ce qu’ils prétendent – à l’intérieur d’eux. Ils sont incapables de comprendre sans fard la nature humaine, et donc de se comprendre.
Ça lit dans les astres, ça lit dans les cartes, et dans un certain nombre d’autres choses, ça fait des thèmes astrologiques, ça dit pouvoir tracer les grandes lignes de sa personnalité et de la vôtre, mais ça fait aussi comme tout le monde : ça ne voit pas son orgueil et sa vanité empêchant de voir l’essentiel, c’est-à-dire ce qui dirige presque tout : l’orgueil et la vanité.
Comment font certains, sans cartes, sans boule de cristal, sans tableau, sans chiffres, sans calculs, sans invocations, sans rien d’autre que leurs yeux et leur tête, pour voir ce qui crève les yeux et que tout extralucide que sont ces voyants et ces astrologues ils semblent ne pas voir ?
Je ne sous-entends pas que des gens n’ont pas de dons dans certains domaines, mais je les trouve un peu bêtes de dire être capable de plonger leur regard et leur pensée dans l’invisible, et ne pas voir le visible qu’ils ont sous le nez. Comme quoi, avoir certains dons n’a rien à voir avec l’intelligence et l’honnêteté intellectuelle. Un peu moins d’extra lucidité contre un peu plus de lucidité ne leur ferait pas de mal. Avec du bon sens, de l’honnêteté intellectuelle, et de la lucidité, c’est fou tout ce qu’on peu voir.
Ça lit dans les astres, ça lit dans les cartes, et dans un certain nombre d’autres choses, ça fait des thèmes astrologiques, ça dit pouvoir tracer les grandes lignes de sa personnalité et de la vôtre, mais ça fait aussi comme tout le monde : ça ne voit pas son orgueil et sa vanité empêchant de voir l’essentiel, c’est-à-dire ce qui dirige presque tout : l’orgueil et la vanité.
Comment font certains, sans cartes, sans boule de cristal, sans tableau, sans chiffres, sans calculs, sans invocations, sans rien d’autre que leurs yeux et leur tête, pour voir ce qui crève les yeux et que tout extralucide que sont ces voyants et ces astrologues ils semblent ne pas voir ?
Je ne sous-entends pas que des gens n’ont pas de dons dans certains domaines, mais je les trouve un peu bêtes de dire être capable de plonger leur regard et leur pensée dans l’invisible, et ne pas voir le visible qu’ils ont sous le nez. Comme quoi, avoir certains dons n’a rien à voir avec l’intelligence et l’honnêteté intellectuelle. Un peu moins d’extra lucidité contre un peu plus de lucidité ne leur ferait pas de mal. Avec du bon sens, de l’honnêteté intellectuelle, et de la lucidité, c’est fou tout ce qu’on peu voir.
dimanche 16 novembre 2014
Réflexions et pensées : La vie est belle
Les personnes qui disent que la vie est belle sont agaçantes. Ce sont généralement celles vivant dans l’aisance et les privilèges, et appartenant au monde du spectacle qui, par médias interposés, s’expriment ainsi, et incitent des naïfs beaucoup moins privilégiés qu’elles à s’exprimer de la même façon.
C’est idiot, car bien entendu inadapté à la vie d’un grand nombre de gens.
Ces personnes dans l’aisance ne devraient donc pas dire : la vie est belle, mais : ma vie est belle.
Si elles préfèrent dire que la vie est belle c’est pour plus ou moins ne pas reconnaître l’étendu de leurs privilèges. "La vie est belle", cela inclut tout le monde, c’est parler aux noms des autres et donc vouloir leur faire croire qu’ils peuvent dire la même chose. C’est mettre tout un chacun sur le même plan alors qu’évidemment, la répartition des chances et des avantages n’obéit pas naturellement au principe d’égalité. En s’exprimant ainsi ces personnes peuvent déculpabiliser d’avoir tant de privilèges et d’argent qu’elles gardent en grande partie ou totalement pour elles alors qu’elles passent leur temps à prêcher la générosité, le partage, et l’égalité.
Quand ces gens-là disent que la vie est belle, ils le disent d’une manière – c’est frappant – donnant l’impression que si ils peuvent le dire, cela n’a pas grand chose à voir avec leurs privilèges, que c’est avant tout grâce à une question d’état d’esprit, de regard sur la vie, de dépassement des faux problèmes, et au bout du compte, de sagesse, d’humilité. Après les avoir entendu dire que la vie était belle de la manière dont ils le disent, les gens se retrouvent, un peu bêtement, à se faire des remontrances, à se dire : Oui, c’est vrai, il ou elle a raison, on ne voit pas assez le bon côté des choses. On se plaint trop.
Le plus "drôle", si je puis dire, c’est que ces privilégiés, en laissant entendre à ceux ne l’étant pas qu’ils se plaignent trop, ont en partie raison. Beaucoup d’entre nous, grâce au progrès, bénéficient aujourd’hui de certains avantages et d’un confort (dans un sens très large), que l’homme du peuple des siècles passés aurait considérés comme d’immenses privilèges, et que même les nobles les plus riches de ces mêmes siècles nous auraient jalousés.
Donc effectivement, nos grands privilégiés, en laissant entendre aux gens qu’ils se plaignent trop, ont en partie raison. Le problème est qu’ils s’appuient sur cette petite vérité pour paralyser notre jugement sur eux. Pendant que les gens se remettent en question, ils ne voient pas que les dits privilégiés ayant provoqué cette remise en question ne manquent pas de culot et profitent du trouble qu’ils ont provoqué pour faire une faute de frappe en remplaçant le m du premier mot par un l dans la phrase : la vie est belle.
Car les choses sont plus complexes qu’il y paraît. Dire que nous bénéficions de plus de confort et de plus d’avantages que nos ancêtres ne signifie pas que nous n’avons plus de problèmes, et que les malheurs, les difficultés et la souffrance ont disparu de nos existences, loin de là. Certains sont même, dans ces domaines, particulièrement bien placés pour en parler. C’est pourquoi ce "la vie est belle" que nous assènent parfois nos grands artistes bourgeois médiatisés est insupportable.
Dans un monde où il est si bien vu de défendre l’égalité et la générosité, alors que le dit monde est avant tout commandé par les rapports de force, l’inégalité, et la cupidité, il vaut mieux, surtout lorsqu’on est un artiste connu, dire en son nom et au nom des autres que la vie est belle. Ça ne mange pas de pain, on passe pour un sage, et cela permet d’être admiré par celles et ceux qui par conséquent nous rapporteront encore plus d’argent en achetant avec le sourire ce qu’on leur vendra.
C’est idiot, car bien entendu inadapté à la vie d’un grand nombre de gens.
Ces personnes dans l’aisance ne devraient donc pas dire : la vie est belle, mais : ma vie est belle.
Si elles préfèrent dire que la vie est belle c’est pour plus ou moins ne pas reconnaître l’étendu de leurs privilèges. "La vie est belle", cela inclut tout le monde, c’est parler aux noms des autres et donc vouloir leur faire croire qu’ils peuvent dire la même chose. C’est mettre tout un chacun sur le même plan alors qu’évidemment, la répartition des chances et des avantages n’obéit pas naturellement au principe d’égalité. En s’exprimant ainsi ces personnes peuvent déculpabiliser d’avoir tant de privilèges et d’argent qu’elles gardent en grande partie ou totalement pour elles alors qu’elles passent leur temps à prêcher la générosité, le partage, et l’égalité.
Quand ces gens-là disent que la vie est belle, ils le disent d’une manière – c’est frappant – donnant l’impression que si ils peuvent le dire, cela n’a pas grand chose à voir avec leurs privilèges, que c’est avant tout grâce à une question d’état d’esprit, de regard sur la vie, de dépassement des faux problèmes, et au bout du compte, de sagesse, d’humilité. Après les avoir entendu dire que la vie était belle de la manière dont ils le disent, les gens se retrouvent, un peu bêtement, à se faire des remontrances, à se dire : Oui, c’est vrai, il ou elle a raison, on ne voit pas assez le bon côté des choses. On se plaint trop.
Le plus "drôle", si je puis dire, c’est que ces privilégiés, en laissant entendre à ceux ne l’étant pas qu’ils se plaignent trop, ont en partie raison. Beaucoup d’entre nous, grâce au progrès, bénéficient aujourd’hui de certains avantages et d’un confort (dans un sens très large), que l’homme du peuple des siècles passés aurait considérés comme d’immenses privilèges, et que même les nobles les plus riches de ces mêmes siècles nous auraient jalousés.
Donc effectivement, nos grands privilégiés, en laissant entendre aux gens qu’ils se plaignent trop, ont en partie raison. Le problème est qu’ils s’appuient sur cette petite vérité pour paralyser notre jugement sur eux. Pendant que les gens se remettent en question, ils ne voient pas que les dits privilégiés ayant provoqué cette remise en question ne manquent pas de culot et profitent du trouble qu’ils ont provoqué pour faire une faute de frappe en remplaçant le m du premier mot par un l dans la phrase : la vie est belle.
Car les choses sont plus complexes qu’il y paraît. Dire que nous bénéficions de plus de confort et de plus d’avantages que nos ancêtres ne signifie pas que nous n’avons plus de problèmes, et que les malheurs, les difficultés et la souffrance ont disparu de nos existences, loin de là. Certains sont même, dans ces domaines, particulièrement bien placés pour en parler. C’est pourquoi ce "la vie est belle" que nous assènent parfois nos grands artistes bourgeois médiatisés est insupportable.
Dans un monde où il est si bien vu de défendre l’égalité et la générosité, alors que le dit monde est avant tout commandé par les rapports de force, l’inégalité, et la cupidité, il vaut mieux, surtout lorsqu’on est un artiste connu, dire en son nom et au nom des autres que la vie est belle. Ça ne mange pas de pain, on passe pour un sage, et cela permet d’être admiré par celles et ceux qui par conséquent nous rapporteront encore plus d’argent en achetant avec le sourire ce qu’on leur vendra.
Réflexions et pensées : L’architecture moderne
L’architecture moderne* a rompu avec celle du passé. Elle n’est pas son prolongement, mais une manière de construire totalement différente.
C’est précisément ce qu’aiment ses défenseurs : qu’elle témoigne d’une rupture avec ce qui se faisait autrefois, qu’elle indique l’avènement d’une ère nouvelle, car pour eux, moderne, nouveau, veulent dirent mieux qu’avant, plus évolué, cette manière de voir faisant d’eux, qui aiment cette modernité et cette nouveauté, des individus supérieurs à ceux du passé.
Ce qui permet encore davantage de se démarquer, de paraître même supérieur à ceux pourtant déjà attachés à la modernité et à la nouveauté, c’est d’être avant-gardiste, c’est-à-dire de porter au pinacle ce qui est considéré comme étant en avance sur la nouveauté elle-même. Du nouveau plus nouveau que le nouveau du jour, car du nouveau à venir, du nouveau futur, conférant à ceux le défendant les qualités de visionnaires, de clairvoyants, de quasi médiums sachant voir l’avenir.
C’est précisément ce qu’aiment ses défenseurs : qu’elle témoigne d’une rupture avec ce qui se faisait autrefois, qu’elle indique l’avènement d’une ère nouvelle, car pour eux, moderne, nouveau, veulent dirent mieux qu’avant, plus évolué, cette manière de voir faisant d’eux, qui aiment cette modernité et cette nouveauté, des individus supérieurs à ceux du passé.
Ce qui permet encore davantage de se démarquer, de paraître même supérieur à ceux pourtant déjà attachés à la modernité et à la nouveauté, c’est d’être avant-gardiste, c’est-à-dire de porter au pinacle ce qui est considéré comme étant en avance sur la nouveauté elle-même. Du nouveau plus nouveau que le nouveau du jour, car du nouveau à venir, du nouveau futur, conférant à ceux le défendant les qualités de visionnaires, de clairvoyants, de quasi médiums sachant voir l’avenir.
Il s’agit pour ces gens de tout voir à l’aune de la modernité, l’architecture comme les êtres humains, car être jeune par exemple, c’est être nouveau, plus moderne, en avance, plus évolué, plus intelligent, plus intéressant ; en un mot là aussi : supérieur.
Autrefois, on considérait pouvoir s’améliorer en mûrissant, et donc en vieillissant. De nos jours, on peut être ignare, idiot, creux, caractériel à défaut d’avoir du caractère, "original" à défaut d’avoir de la personnalité, sans que notre crédibilité soit remise en question si l’on est nouveau, jeune, et par conséquent d’emblée vu comme étant investi de toutes les qualités, comme étant en avance sur les personnes ayant pourtant par leur âge de l’avance sur nous (sauf si les dites personnes n’ont pas les qualités personnelles, et notamment intellectuelles, permettant de faire de leur avance un avantage). Cela reviendrait à considérer qu’un étudiant en première année de médecine en saurait plus sur la médecine que ceux parvenus à la fin de leurs cursus.
Les plus vieux, s’ils ne veulent pas être jugés en retard, version polie d’attardés, doivent absolument rester jeunes d’esprit comme on dit, c’est-à-dire tenter d’avancer en reculant.
Autrefois, on considérait pouvoir s’améliorer en mûrissant, et donc en vieillissant. De nos jours, on peut être ignare, idiot, creux, caractériel à défaut d’avoir du caractère, "original" à défaut d’avoir de la personnalité, sans que notre crédibilité soit remise en question si l’on est nouveau, jeune, et par conséquent d’emblée vu comme étant investi de toutes les qualités, comme étant en avance sur les personnes ayant pourtant par leur âge de l’avance sur nous (sauf si les dites personnes n’ont pas les qualités personnelles, et notamment intellectuelles, permettant de faire de leur avance un avantage). Cela reviendrait à considérer qu’un étudiant en première année de médecine en saurait plus sur la médecine que ceux parvenus à la fin de leurs cursus.
Les plus vieux, s’ils ne veulent pas être jugés en retard, version polie d’attardés, doivent absolument rester jeunes d’esprit comme on dit, c’est-à-dire tenter d’avancer en reculant.
Les gens qui aiment l’architecture moderne se disent qu’ils avancent eux, qu’ils évoluent sans cesse vers le mieux, tandis que ceux préférant l’architecture du passé se disent qu’avec l’architecture moderne il n’y a pas progrès mais au contraire déclin et décadence.
Les premiers, de leur point de vue, pensent que les seconds n’aiment pas l’architecture moderne, et la modernité en général, parce qu’ils sont passéistes, bornés, opposés par étroitesse d’esprit au progrès. Ils ne comprennent pas que les seconds – les plus subtils d’entre eux en tout cas –, du fait de leur exigence de qualité, ne peuvent qu’aimer le progrès justement, mais le vrai, pas celui qui, d’un point de vue qualitatif donc, recule en prétendant avancer. Car les premiers, effectivement, avancent en dégénérant, et les seconds s’en rendent compte, ce qui provoque leur opposition, car c’est précisément ce qu’ils ne veulent pas : dégénérer.
On peut être tourné vers le passé justement parce qu’on ne veut pas reculer, après avoir estimé que ce passé, sur certains plans, était d’une qualité supérieure au présent dégénérant, car c’est un authentique progrès que l’on souhaite, et pas un faux progrès.
En vérité, paradoxalement, ce sont les défenseurs de cette modernité barbare et dégénérée qui sont opposés au progrès, si l’on veut vraiment faire dire à ce terme : aller vers mieux.
Les premiers, de leur point de vue, pensent que les seconds n’aiment pas l’architecture moderne, et la modernité en général, parce qu’ils sont passéistes, bornés, opposés par étroitesse d’esprit au progrès. Ils ne comprennent pas que les seconds – les plus subtils d’entre eux en tout cas –, du fait de leur exigence de qualité, ne peuvent qu’aimer le progrès justement, mais le vrai, pas celui qui, d’un point de vue qualitatif donc, recule en prétendant avancer. Car les premiers, effectivement, avancent en dégénérant, et les seconds s’en rendent compte, ce qui provoque leur opposition, car c’est précisément ce qu’ils ne veulent pas : dégénérer.
On peut être tourné vers le passé justement parce qu’on ne veut pas reculer, après avoir estimé que ce passé, sur certains plans, était d’une qualité supérieure au présent dégénérant, car c’est un authentique progrès que l’on souhaite, et pas un faux progrès.
En vérité, paradoxalement, ce sont les défenseurs de cette modernité barbare et dégénérée qui sont opposés au progrès, si l’on veut vraiment faire dire à ce terme : aller vers mieux.
* Je regroupe volontairement sous le terme moderne l’architecture moderne et l’architecture contemporaine – que l’on considère normalement être deux courants différents – car elles appartiennent en réalité au même mouvement, à la même idéologie, et aboutissent à la même laideur architecturale.
samedi 15 novembre 2014
Réflexions et pensées : La plus intelligente des idées
Prenez la plus intelligente des idées, faites-la penser par un imbécile prétentieux, et vous obtiendrez la chose la plus idiote qui soit.
jeudi 13 novembre 2014
Réflexions et pensées : Les aliments "bio"
Avoir une alimentation biologique, cela veut dire : se nourrir avec des aliments provenant d’un mode de culture et d’élevage excluant l’utilisation de produits chimiques de synthèse, ou avec des aliments transformés à base d’ingrédients issus de ces modes de culture et d’élevage. C’est donc avoir une alimentation naturelles. On aurait donc dû, tout simplement, appeler les aliments biologiques des aliments naturels, et les aliments ayant subi un traitement chimique de synthèse des aliments traités.
Deux raisons ont voulu qu’il en soit autrement.
Pour faire comprendre la première, imaginons que les tableaux d’un célèbre peintre, dans les galeries, les musées, et ailleurs, petit à petit, aient été remplacés par des faux, sans que personne ne s’en soit rendu compte, jusqu’au jour où la supercherie aurait été découverte. Des recherches auraient été effectuées, et les tableaux authentiques seraient réapparus, lentement, les uns après les autres. Pour les distinguer de la quantité considérable des faux tableaux, on ne se serait pas contenté de dire de chacun d’entre eux qu’il s’agissait d’un tableau d’untel, mais d’un vrai tableau d’untel.
Pour les aliments c’est pareil. Tous traités, ils furent présentés comme identiques en qualité à ceux du passé, jusqu’à ce que leurs effets nocifs soient connus de la majorité des gens. Les aliments n’ayant pas eu affaire à la chimie de synthèse commencèrent alors à réapparaître, mais en quantité si petite comparée aux aliments traités qui représentaient la quasi totalité des aliments vendus, qu’il fallut les différencier en spécifiant qu’ils étaient naturels, "bio", car la norme était devenu le chimique, comme si il en avait toujours été ainsi. C’était le nouveau repère de base, duquel devait se distinguer l’alimentation non traitée, alors que cela aurait toujours dû être l’inverse.
Quant à ce mot : "bio", pour parler de la deuxième raison permettant de comprendre pourquoi celui-ci fut employé pour désigner la nourriture naturelle, il ressemble étrangement à un mot trouvé par une agence de communication payée par des industriels tant il paraît peu naturel de nommer ainsi une chose naturelle.
Bio, ça fait avant-gardiste, comme tous ces mots, souvent anglais, que beaucoup se plaisent à employer par snobisme.
Manger des aliments naturels, ou manger des aliments traités, voilà une façon de s’exprimer sans manières, vraiment naturelle. Moi-même, qui fréquente les magasins "bio", j’essaie le plus souvent possible d’employer ces mots-là.
J’ajouterai que vouloir manger des aliments naturels c’est vouloir manger les aliments tels qu’ils étaient autrefois, sauf que dire ça, c’est risquer de faire passer l’homme moderne avant-gardiste pour un réactionnaire – avec tout ce que cela représente de négatif à ses yeux. Il fallut donc emballer l’objet ancien dans un mot nouveau, afin de lui faire croire, à l’homme moderne avant-gardiste, qu’il était davantage l’inventeur que le récupérateur de ce qui venait du passé, cette façon de faire étant la grande spécialité des bobos. Car il ne s’agissait pas, en effet, qu’il soit vu comme quelqu’un souhaitant retrouver un état ancien, tel un passéiste, l’homme moderne avant-gardiste. Il voulait certes du naturel, comme autrefois, mais sans être confondu avec les méchants primates de cet autrefois.
Au lieu de dire "naturel", ou "authentique", ou pire : "comme avant", "comme autrefois", on a choisi de dire "bio". C’était plus rigolo, plus pétillant, plus "sympa", et donc moins fasciste. Au lieu de risquer d’être réactionnaire, on était progressiste, et surtout malin. Tout le monde, ainsi, restait à sa place : les hommes des cavernes d’un côté, et les êtres supérieurs de l’autre.
Cela permet, lorsqu’on est un moderniste anti réactionnaire, de pouvoir adopter une attitude anti moderniste, puisque réactionnaire, en la déguisant en attitude innovante et donc progressiste.
Ces gens-là seront peut-être vus un jour, souhaitons-le, comme les "grands" inventeurs du comportement naturel artificiel, de l’authenticité fausse.
Deux raisons ont voulu qu’il en soit autrement.
Pour faire comprendre la première, imaginons que les tableaux d’un célèbre peintre, dans les galeries, les musées, et ailleurs, petit à petit, aient été remplacés par des faux, sans que personne ne s’en soit rendu compte, jusqu’au jour où la supercherie aurait été découverte. Des recherches auraient été effectuées, et les tableaux authentiques seraient réapparus, lentement, les uns après les autres. Pour les distinguer de la quantité considérable des faux tableaux, on ne se serait pas contenté de dire de chacun d’entre eux qu’il s’agissait d’un tableau d’untel, mais d’un vrai tableau d’untel.
Pour les aliments c’est pareil. Tous traités, ils furent présentés comme identiques en qualité à ceux du passé, jusqu’à ce que leurs effets nocifs soient connus de la majorité des gens. Les aliments n’ayant pas eu affaire à la chimie de synthèse commencèrent alors à réapparaître, mais en quantité si petite comparée aux aliments traités qui représentaient la quasi totalité des aliments vendus, qu’il fallut les différencier en spécifiant qu’ils étaient naturels, "bio", car la norme était devenu le chimique, comme si il en avait toujours été ainsi. C’était le nouveau repère de base, duquel devait se distinguer l’alimentation non traitée, alors que cela aurait toujours dû être l’inverse.
Quant à ce mot : "bio", pour parler de la deuxième raison permettant de comprendre pourquoi celui-ci fut employé pour désigner la nourriture naturelle, il ressemble étrangement à un mot trouvé par une agence de communication payée par des industriels tant il paraît peu naturel de nommer ainsi une chose naturelle.
Bio, ça fait avant-gardiste, comme tous ces mots, souvent anglais, que beaucoup se plaisent à employer par snobisme.
Manger des aliments naturels, ou manger des aliments traités, voilà une façon de s’exprimer sans manières, vraiment naturelle. Moi-même, qui fréquente les magasins "bio", j’essaie le plus souvent possible d’employer ces mots-là.
J’ajouterai que vouloir manger des aliments naturels c’est vouloir manger les aliments tels qu’ils étaient autrefois, sauf que dire ça, c’est risquer de faire passer l’homme moderne avant-gardiste pour un réactionnaire – avec tout ce que cela représente de négatif à ses yeux. Il fallut donc emballer l’objet ancien dans un mot nouveau, afin de lui faire croire, à l’homme moderne avant-gardiste, qu’il était davantage l’inventeur que le récupérateur de ce qui venait du passé, cette façon de faire étant la grande spécialité des bobos. Car il ne s’agissait pas, en effet, qu’il soit vu comme quelqu’un souhaitant retrouver un état ancien, tel un passéiste, l’homme moderne avant-gardiste. Il voulait certes du naturel, comme autrefois, mais sans être confondu avec les méchants primates de cet autrefois.
Au lieu de dire "naturel", ou "authentique", ou pire : "comme avant", "comme autrefois", on a choisi de dire "bio". C’était plus rigolo, plus pétillant, plus "sympa", et donc moins fasciste. Au lieu de risquer d’être réactionnaire, on était progressiste, et surtout malin. Tout le monde, ainsi, restait à sa place : les hommes des cavernes d’un côté, et les êtres supérieurs de l’autre.
Cela permet, lorsqu’on est un moderniste anti réactionnaire, de pouvoir adopter une attitude anti moderniste, puisque réactionnaire, en la déguisant en attitude innovante et donc progressiste.
Ces gens-là seront peut-être vus un jour, souhaitons-le, comme les "grands" inventeurs du comportement naturel artificiel, de l’authenticité fausse.
Réflexions et pensées : La générosité des gens
Qu’est-ce qu’il peut y avoir comme égoïsme et comme égocentrisme dans la générosité des gens.
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